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Intelligence artificielle : les géants de la tech inquiètent l’UE

Intelligence artificielle : les géants de la tech inquiètent l’UE
La Commission européenne « vérifie si l'investissement de Microsoft dans OpenAI », le créateur de ChatGPT, « peut faire l'objet d'un examen au titre du règlement de l'UE sur les concentrations » - Crédit : DR

Le gendarme européen de la concurrence va examiner l’investissement de Microsoft dans OpenAI, pionnier de l’intelligence artificielle, signe d’une inquiétude grandissante sur la domination de ce marché crucial par une poignée de géants américains.

La Commission européenne « vérifie si l’investissement de Microsoft dans OpenAI », le créateur de ChatGPT, « peut faire l’objet d’un examen au titre du règlement de l’UE sur les concentrations ».

Le géant des logiciels a investi environ 13 milliards de dollars dans la start-up californienne fondée en 2015. Microsoft a annoncé fin novembre qu’un représentant du groupe rejoindrait le conseil d’administration d’OpenAI en qualité d’observateur.

Suite à ces annonces, Bruxelles « examine certains des accords qui ont été conclus entre les grands acteurs du marché numérique et les développeurs d’intelligence artificielle (IA) générative » et en particulier « étudie l’impact de ces partenariats sur la dynamique du marché ».

7,2 milliards d’euros en 2023

Les investissements en capital-risque dans l’IA au sein de l’UE sont estimés à plus de 7,2 milliards d’euros en 2023. L’Europe espère disposer de futurs champions comme Aleph Alpha en Allemagne et Mistral AI en France.

Mais, compte tenu des moyens financiers gigantesques déployés pour les développer, les autorités de la concurrence s’inquiètent du risque de capture de ces innovations par un petit nombre de géants du numérique comme Microsoft, mais aussi Alphabet, Meta ou encore le chinois Baidu.

Régulation de l’IA

L’Union européenne s’est accordée début décembre sur une régulation de l’IA inédite au niveau mondial pour éviter certaines dérives tout en favorisant l’essor du marché.

L’UE s’est aussi dotée d’un règlement des marchés numériques (DMA) qui s’appliquera début mars pour mieux lutter contre les pratiques anticoncurrentielles des mastodontes du secteur.

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